Fanzine #1

le rouge s'est fait nuit
 

Lorsque nous avons choisi de nous rendre à Lisbonne pour y élaborer, en quelques jours, notre première proposition collective, nous avons sciemment écarté tout protocole. Plutôt que de chercher à dissimuler l’expérimentation, nous avons décidé que ce premier projet s’assumerait pleinement comme projet-amorce, projet-matrice, projet-expérience. Avant tout, nous voulions apprendre à vivre et à écrire ensemble, à voir ce qui surnagerait de l’expérience quotidienne, concrète et collective. Nous voulions définir dans et par la pratique ce que serait à l’avenir notre pratique collective de la photographie.

Le seul guide que nous avons choisi a été de nous constituer, à travers la littérature lisboète, depuis Pessoa jusqu’à Lobo Antunès, une vision rêvée de Lisbonne. Nous sommes donc partis avec ce canevas en tête :

D’abord, se saisir virtuellement de l’espace, par les mots, les vers, les histoires.
Puis, y penser, y rêver, s’en construire un fantasme.
Enfin, entrer dans l’espace - y habiter brièvement - en faire l’expérience collective.